Le site du sport sur ordonnance

Que signifie sport sur ordonnance ?

Le sport sur ordonnance représente la possibilité pour certains types de patients de pratiquer une activité sportive dans le cadre d’un traitement médical spécifique.

Qui peut en bénéficier ?

Le dispositif est réservé aux patients atteints d’une maladie qui rentre dans la catégorie des Affections de Longue Durée. Cette dernière regroupe 30 maladies nécessitant un traitement particulier.

Quand le sport sur ordonnance est-il né ?

Un décret du 30 décembre 2016 a permis de préciser les modalités du sport sur ordonnance et reconnait juridiquement l’existence d’une problématique nationale jamais oubliée, mais longtemps ignorée.

Une ALD, ou affection de longue durée, correspond à une maladie qui nécessite un suivi thérapeutique prolongé et des soins coûteux.

L’assurance maladie a ainsi regroupé ces maladies sous la catégorie ALD30, qui prend la forme d’une liste de 30 familles de pathologies répondant à ces critères et donnant lieu à un remboursement intégral des soins. L’article Article D322-1 du Code de la Sécurité Sociale énumère ainsi ces 30 affections.

La catégorie ALD30 présente donc en son sein une grande variété de pathologies, parmi lesquels on peut trouver, par exemple, la Maladie de Parkinson, la Tuberculose, ou encore les différents types de Diabète

La diversité que regroupe la catégorie ALD30 requiert une connaissance poussée et une analyse approfondie des différents types de pathologies qui en font partie, ainsi que de l’état d’avancement de ces dernières chez le patient.

Chacune de ces maladies possède donc ses propres caractéristiques et méthodes de guérison. Aussi la prescription d’une activité physique doit-elle être abordée en fonction de ces spécificités.

La guérison du Diabète de type 2 pourrait ainsi être favorisée par une pratique de l’endurance plusieurs fois par semaine en évitant les efforts trop intenses. Le sport aiderait également à lutter contre les troubles de la personnalité. L’Arthrose, pour citer un dernier exemple parmi d’autres, pourrait quant à elle être soulagée par des exercices de gymnastique.

Il revient aux médecins généralistes de prescrire une activité physique aux personnes atteintes d’une ALD. Cette prescription doit cependant être effectuée à l’issue d’un examen médical poussé et dans le cadre d’une interaction avec le patient et un professionnel du sport. Un bilan de la maladie doit ainsi être réalisé par le corps médical, afin de définir le stade d’avancement de la pathologie, les capacités du patient et ses désirs.

La prescription doit, à cet égard, préciser les objectifs, les précautions à prendre, et des informations en cas d’accident

Le professionnel du sport doit, quant à lui, être en mesure de réaliser une évaluation physique précédant l’éventuelle prescription, mais également d’identifier des signes d’intolérance et connaître les principales caractéristiques d’une maladie.

Selon le décret du 30 décembre 2016, il existe 3 types de professionnels aptes à dispenser du sport sur ordonnance à des patients atteints d’une affection de longue durée :

  • Les professionnels de la santé (mentionnés aux articles L. 4321-1, L. 4331-1 et L. 4332) tels que les masso-kinésithérapeutes, des ergothérapeutes et psychomotriciens
  • Les professionnels titulaires d’un diplôme spécifique à l’activité physique adapté correspondante : Les coachs APA (activités physiques adaptés) sont les intervenants principaux du sport sur ordonnance. (cf. l’article L. 613-1 du code de l’éducation)
  • Les professionnels et personnes disposant des aptitudes et capacités nécessaires pour dispenser une activité physique adaptée aux patients atteints d’une affection de longue durée.

Sur un plan scientifique et physiologique, il ne fait aucun doute des bienfaits du sport sur l’organisme humain et la santé. Ce dispositif est d’ailleurs en exercice depuis plusieurs années à l’étranger, notamment en Suède et en Angleterre, qui développent la pratique d’une activité sportive à des fins médicales.

En France, cette pratique est implantée depuis quelques années dans certaines villes - Toulouse, Biarritz et Strasbourg -, qui n’ont pas attendu le décret pour se lancer dans le sport sur ordonnance.

La capitale Alsacienne enregistre plus de 1500 personnes ayant bénéficié du sport sur ordonnance et quelques 320 médecins généralistes en prescrivant. On note, pour les patients strasbourgeois ayant suivit un cours de sport sur ordonnance, une baisse des hospitalisations, de la fatigue et surtout de la consommation de médicaments.

Bien que les aspects positifs du sport soient connus, la France reste grippée à sa réputation de consommateur inconditionnelle de médicaments.

A l’inverse des pays incubateurs du sport sur ordonnance, (Suède et Angleterre) considérant la santé comme un influenceur majeur de la pratique sportive, les français le voient davantage comme outil de détente et de meilleur forme physique. A cela vient s’ajouter le fait que la France demeure tout de même moins sportive que d’autres pays, avec moins de 1 français sur 2 (49%) déclarant pratiquer une activité physique régulière. Le sport sur ordonnance prend tout son sens en France, quand on sait que 1 tiers des français estime que une recommandation médicale pourrait changer leurs habitudes. Cet aspect, a favorisé le développement du sport sur ordonnance, qui s’installe progressivement dans l’hexagone et régie par deux lois instigatrices. La loi du 26 janvier 2016 dessine les grands principes de fonctionnement du sport sur ordonnance qui sera affiné par le décret d’application du 30 décembre 2016.

Ce dernier, apporte des précisions concrètes sur la mise en application du sport sur ordonnance en France et notamment sur les points importants, tels que les profils disposés à encadrer ce type d’activité.

Non. Bien que la loi évoque la prise en charge intégrale des ALD (Affections longue durée), le décret du 1er Mars quant à lui ne mentionne aucun remboursement de la part de la sécurité sociale. N’étant qu’aux prémices du sport sur ordonnance, cela ne signifie en aucun cas que la sécurité sociale ne remboursera pas à terme le sport sur ordonnance.

Il existe cependant d’autres acteurs qui permettent le remboursement du sport sur ordonnance.

Oui. Malgré que le décret ne prévoie aucun remboursement de la part de l’état et de la sécurité sociale, des acteurs se sont manifester afin de compenser ce manque d’aides financières.

C’est le cas des assurances telles que la MAIF qui propose un accompagnement financier à hauteur de 500€ pour les personnes atteintes d’une ALD et souhaitant se faire prescrire du sport.

C’est également le cas de certaines collectivités territoriales, telles que Strasbourg, Paris, Biarritz ou encore Blagnac, qui elles aussi proposent un remboursement partiel ou total des séances de sport sur ordonnance.

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